C’est un sport de nature pratiqué dans un cadre sauvage et
majestueux ou le pêcheur essaie de leurrer un poisson à gober une mouche
artificielle. Une bonne condition physique est nécessaire comme pour tout autre
sport.

- C’est une science. Il faut la connaissance de l’eau, sa chimie et son
comportement hydrologique. Il faut aussi la connaissance de la physique pour
bien comprendre et exécuter les techniques de lancers sous toutes conditions de
pêche.
- C’est un art intuitif, varié et subtilement nuancé par la personnalité
et la fantaisie du pêcheur.
Pour être un bon pêcheur et avoir du plaisir à pratiquer la pêche à la mouche,
il faut des qualités innées ou acquises d’ordre moral et physique.
- Être mordu et passionné

- Avoir le goût de l’indépendance
- Avoir le goût de l’effort solitaire
- Être capable de s’émerveiller comme au premier jour

- Avoir la capacité de concentration et d’intensité pour déceler tous les signes
de la nature
- Développer une endurance physique suite à un bon entraînement pour avoir une
bonne santé
- Avoir une bonne acuité visuelle pour déceler les couleurs et pour faire les
nœuds requis en situation de pêche
-En tout temps la vue doit être protégée et
bien entraînée
- Avoir des habiletés athlétiques et techniques
- Être respectueux de l’environnement
- Avoir l’esprit sportif

Auteur de la réponse: Claude Bernard

La
pêche à la mouche
Il y a plusieurs façons de prendre du poisson à la pêche sportive. Certains
demanderont alors pourquoi pêcher à la mouche ? Regardons ensemble cette
question pour comprendre l’avantage d’en faire un essai sérieux.

En effet, si la pêche à la mouche est tellement plaisante, c’est parce qu’elle
implique beaucoup plus que la capture de poissons. Cependant, cette technique de
pêche n’assure pas automatiquement la capture de plus de poissons. Ce qui la
rend aussi intéressante, c’est la satisfaction du dépassement personnel que
chacun accompli à son rythme tout au long des années.
Nous recherchons tous le succès à la pêche et c’est lui qui engendre le plaisir!
Lorsque le pêcheur a acquis la maîtrise des connaissances et des habiletés de
base, le succès est au rendez-vous beaucoup plus souvent. La persévérance
devient donc la clef du succès. Ayant convenu que la capture de poissons n’est
qu’une partie du plaisir de l’activité pêche à la mouche, tous les autres
centres d’intérêt deviennent sources de grande satisfaction avant même d’avoir
déposé une mouche sur l’onde. L’important est donc d’apprendre à connaître tous
ces facteurs qui aident à rendre ce sport si beau !
Vous saviez que la connaissance implique l’amour ?
L’eau pour les poissons

Pour qu’il y ait de la pêche et des poissons, il faut beaucoup d’eau de bonne
qualité.
D’où vient donc toute cette eau?
La pluie et la neige fournissent aux ruisseaux, rivières et lacs un apport
important en eau par le ruissellement des eaux de surface. De la nappe
phréatique parvient le restant de l’eau. La nature est bien habile pour
maintenir l’eau à un niveau de qualité acceptable, mais, nous les humains,
sommes souvent coupables d’un flagrant manque de respect envers elle.
L’état des plans d’eau est donc un domaine d’intérêt majeur pour un pêcheur à la
mouche.
De la nourriture pour les poissons
Sous l’eau vivent plusieurs types d’insectes, de crustacés, de
vers et de sangsues, de petits poissons appât, de grenouilles en plus des
insectes terrestres projetés à l’eau par le vent. Voilà le menu des poissons!
Connaître sa nourriture, le type d’eau où elle est retrouvée, permettra au
pêcheur de choisir l’artificielle la plus efficace. Cette mouche imitera un
élément de la bouffe habitant à ce moment précis dans le plan d’eau pêché. Par
contre, une mouche non imitative pourra susciter une réaction opportuniste de la
part du poisson convoité.

Bien présenter la mouche au bon endroit
La pêche à la mouche se pratique de deux grandes façons, soit à
la traîne, soit aux lancers.
En lac, à la traîne, le pêcheur choisira une artificielle imitant un petit
poisson appât en lui imprimant un comportement conforme à la réalité.
La connaissance de la topographie du lac devient importante pour diriger
l’embarcation selon la configuration du lac près des sites où hébergent les
poissons.
Souvent, selon les espèces, les poissons se nourrissent dans la colonne d’eau
pénétrée par la lumière. C’est dans cette partie d’un lac que se trouve une
grande part de la nourriture disponible. Il reste alors au pêcheur à contrôler
la profondeur, la vitesse, la direction et l’action de la mouche.
En rivière comme en lac, présenter la mouche suite à une série de lancers est ce
qui caractérise la pêche à la mouche. Tous s’accordent à dire que regarder un
bon moucheur en action est sublime. Imaginez que vous êtes ce bon moucheur!
L’efficacité en pêche à la mouche se résume de cette façon : La bonne mouche
bien présentée au bon endroit !
Se déplacer sur et dans l’eau
Souvent, la pêche en lac se pratique à bord d’une embarcation.
Que ce soit d’un canot à l’aviron comme d’un bateau-moteur, il faut rechercher
le plaisir à naviguer de façon sécuritaire et efficace en plaçant l’artificielle
au bon endroit.
Une satisfaction sans pareil est offerte à celui qui utilise un anneau de
flottaison pour pêcher sur de petits lacs, ayant auparavant enfilé le pantalon
imperméable et les palmes aux pieds. Bien assis dans l’anneau, inséré dans le
milieu aqueux tout près des poissons pour lancer la mouche, le moucheur est au
paradis!
En rivière, souvent, le pêcheur entre dans l’eau pour lancer la mouche.

La technologie moderne offre des bottes et pantalons imperméables d’un grand
confort. Le déplacement dans l’eau doit se faire de façon furtive mais aussi de
façon sécuritaire. Le fait d’entrer dans l’eau permet de se placer de façon
stratégique pour effectuer une superbe présentation.
Cependant, sur certaines imposantes rivières à saumons, le canot de Gaspé est
indispensable par eau haute. Le canot de Gaspé est l’appellation donnée aux
grands canots de rivières de 22 à 28 pieds de longueur, utilisés pour la pêche
du saumon sur plusieurs rivières gaspésiennes dans le temps des clubs. Leur
construction a grandement évoluée et sont utilisés plus que jamais de nos
jours. Ailleurs au Canada l'embarcation du type «Drift Boat» est très souvent
utilisé.

L’équipement du pêcheur à la mouche
Pour un amateur qui pratique diverses
techniques de pêche récréative, l’ajout d’équipement spécifique à la pêche à la
mouche se limite à quelques pièces.
Il faut, bien sûr, une canne appropriée à l’espèce de poisson convoitée, un
moulinet sur lequel est montée la ligne de réserve qui, elle, est attachée à la
soie. Au bout de la soie, le bas de ligne est attaché. C’est à la fine pointe du
bas de ligne que la mouche est fixée.
Bien sûr, il faut aussi une boîte à mouches contenant des mouches imitative de
la nourriture présente dans le plan d’eau pêché. Quand au saumonier, sa boîte
contiendra des mouches noyées et sèches, attractives et colorées.
Pour le nouvel adepte de la pêche sportive, l’acquisition d’équipement sera
important tel qu'un pantalon imperméable ou un bateau.
Il est important de retenir qu’au lancer léger, c’est le poids du leurre qui
aide à le propulser. À la mouche c’est le poids de la soie qui aide à la
projeter, ainsi que le bas de ligne auquel est reliée la mouche. L’action de
va-et-vient de la canne permet de réaliser le lancer terminé par la
présentation.
Formation
Il est fortement recommandé de suivre un cours dans une école de pêche à la
mouche ou un cours de lancers dispensé par les associations locales de pêcheurs
à la mouche et par les boutiques spécialisées.
Domaines d’intérêts des pêcheurs à la mouche
Il est remarquable de constater cette curiosité
que porte l’ensemble des pêcheurs à la mouche à tous ces centres d’intérêts
reliés d’une façon ou d’une autre à ce merveilleux sport.
Certains se passionnent pour un ou plusieurs domaines tels que la photographie
en situation de pêche, l’étude et l’observation de la faune et de la flore,
l’implication pratique dans des projets d’aménagement de l’habitat du poisson,
le montage de mouches de pêche et de cannes, les bricolages, le dessin et la
peinture ou les arts halieutiques, l’apprentissage de la conservation de l’eau
et de son hydrologie.
À tout cela s’ajoute la passion des collectionneurs d’équipement, de livres et
d’art.
Pêcher à la mouche……pourquoi pas ?
À la suite de cette lecture, il est peut-être plus facile de voir que la pêche à
la mouche n’est pas seulement l’action de capture d’un poisson, mais avant tout
un ensemble de connaissances et d’intérêts reliés à l’activité.
Voici une citation du « Guide Sotherby’s de la Pêche à la Mouche pour la Truite
» de l’auteur britannique Charles Jardine : « L’élégance de la pêche à la
mouche, son superbe attirail, la beauté de la mouche et la plaisir de la chasse
qu’elle suscite, toutes ces satisfactions sont plus fortes que tout. »
Lorsque vous aurez appris et maîtrisé les connaissances et les habiletés de
base, vous allez ressentir ce besoin de continuer d’en apprendre encore plus. La
pêche à la mouche peut devenir un art très raffiné, si l’on veut se rendre
jusque là!
Une foule de pêcheurs à la mouche considèrent la pêche à la mouche comme étant
la façon la plus versatile et offrant le plus grand défi de toutes les manières
de pratiquer la pêche récréative.
Il n’y a pas de limite, la pêche à la mouche peut être le sport d’une vie!
Auteur de la réponse: Claude Bernard

Pourquoi un musée de pêche à la mouche?
Depuis déjà 25 ans que plusieurs moucheurs parmi les plus âgés, s’inquiètent de ce qui pourrait arriver au patrimoine canadien de pêche à la mouche lorsqu’ils ne seront plus là. Au cours des années un grand nombre d’amateurs de pêche à la mouche ont acquis d’innombrables objets de toutes sortes utilisés lors de la pratique de ce sport.
Certains d’entres eux souhaitaient lèguer leurs effets à leur famille ou la création d’un Musée pour les pêcheurs à la mouche. Plusieurs projets ont été tentés depuis les années ’80 mais n’ont pas réussi à dépasser l’état embryonnaire. Pour qu’un Musée puisse naître et survivre il lui faut un toit, quelqu’un pour l’organiser, pour s’en occuper, pour l’animer, un organisme pour assurer son financement et une forte volonté politique.
Lors de la tenue du banquet du samedi soir du Forum de pêche à la mouche Québec/Maritimes de 2005 les discussions informelles entre plusieurs intervenants ont pris de l’ampleur. Le lendemain un semblant de consensus a émergé. Dans les semaines qui ont suivi le Forum, le conseil de ville de Waterloo et la bibliothèque publique de Waterloo ont manifesté leur intérêt à la mise en place d’un musée afin de protéger le patrimoine canadien et québécois de pêche à la mouche.
Quelques temps plus tard, les membres du Club des 20, groupe de moucheurs aguerris, approuvait avec passion l’initiative en devenir.
Un de ses membres, Jean-Guy Côté, des Produits UNI, était le premier a annoncé qu’il léguait sa collection personnelle d’objets de pêche à la mouche au nouveau musée. Monsieur Côté savait au printemps 2006 que sa maladie était pour l’emporter prochainement. De fait il est décédé le 12 juillet 2006.
Un conseil d’administration provisoire a été instauré comprenant des dirigeants de la bibliothèque publique de Waterloo, le maire de la ville de Waterloo et trois pêcheurs à la mouche.
Il a été convenu que des bénévoles seraient recrutés pour mettre en état la grande salle du sous-sol de la bibliothèque de façon à y aménager le Musée. Cette salle de 30’ par 27’ comprenant étagères et autres meubles a été remise à neuf et le Musée en place suite à plus de 270 heures de bénévolat.
Le 17 janvier 2007, le Musée de pêche à la mouche du Canada était lancé lors d’une conférence de presse à laquelle assistaient au-delà de 50 personnes.
On y compte maintenant une trentaine de collections, entre autres la collection de Jean-Guy Côté, la collection ATOS et la présentation de la Mention d’honneur Paul Plante ainsi que les plaques commémoratives des 14 récipiendaires. Le prix Jean-Guy Côté a été créé pour honorer les monteurs de mouches canadiens pour leur grande contribution au montage de mouches. Une collection de livres de pêche à la mouche est accessible pour les visiteurs.
Tous les canadiens sont invités à y déposer leurs objets de collections pour en assurer la sauvegarde.
Le C.A. du Musée a préparé son plan d’affaires et sa structure d’incorporation. Une aide financière est accordée annuellement par la ville de Waterloo, par la Caisse Populaire de Waterloo et par le Forum de pêche à la mouche Québec/Maritimes de Granby en plus des revenus d’adhésion des membres.
À l’été le Musée ouvre ses portes du jeudi au dimanche de 13h00 à 16h00. Lors des lundis des vacances d’été le Musée est aussi ouvert au public. Pour le restant de l’année les visiteurs sont les bienvenus mais sur réservation.
Le Musée est situé au 650, rue de la Cour à Waterloo, Québec. Vous pouvez prendre rendez-vous ou vous informer au (450) 539-2268.
Auteur de la réponse: Claude Bernard
Pour nous joindre:
info@mpmc-cffm.com